© Copyright Michaël Tirat - 2018

 

L’atelier de l’Alchimiste


Le triporteur


Le triporteur, modifié en laboratoire mobile, permet de réaliser des prises de vue à la chambre photographique .

Deux caissons le composent, l’un pour la partie développement (caisson supérieur), l’autre pour le stockage du matériel (chimies photographiques, trépieds, chambres photographiques…).

Selon le climat, je ne dispose que d’un délai de 10 à 15 minutes pour réaliser la photographie. Si ce délai est dépassé, la plaque sensibilisée aura séché et aucune image ne pourra y apparaître.

Ce triporteur permet de transporter environ 120 kilos de matériel.


Les appareils photographiques


J’utilise trois chambres de voyage (pliables), deux chambres bois datant du début du XX° siècle, ainsi qu’une petite chambre anglaise datant de 1950. Certains de ces objectifs sont antérieurs à 1900, notamment un de mes coups de coeur, un objectif Derogy datant de 1863.

Ce matériel me permet de réaliser des prises de vue aux formats 10×12 cm, 13×18 cm et 18×24 cm. Chaque format donne un rendu général très différent : plus la dimension est importante, plus la profondeur est saisissante.


Le procédé


Le collodion humide est réputé comme étant l’un des procédés photographiques les plus complexes, attribué à l’Anglais Frederick Scott Archer en 1851. Le procédé était déjà connu dès le 1er juin 1850, date de la première publication du Traité pratique de photographie sur papier et sur verre par le Français Gustave Le Gray.

La réussite de chaque prise de vue est une performance, de la préparation des chimies photographiques aux gestes techniques, des conditions de prise de vue aux aléas climatiques, une multitude de facteurs influent directement sur la réussite de la plaque finale.

Les portraits sont réalisés « comme à l’époque », la tête calée, avec un temps de pose d’ 1 à 16 secondes (voire plus).


Pour qui ?


La philosophie de l’Atelier de l’Alchimiste est de permettre à tout un chacun de découvrir le procédé en vivant l’expérience du portrait sur plaque de verre.

À chaque prise de vue, la personne photographiée a l’occasion de voir sa photographie passer du négatif au positif comme par magie, et ce, en pleine lumière du jour.

La qualité d’image est elle aussi impressionnante. La finesse de l’image est hors du commun (bien meilleure que le numérique), et pourtant cette technique date de 1851 !


Une oeuvre unique


Les photographies au collodion humide sont des oeuvres d’art, tant par le caractère unique de la plaque (il est impossible de réaliser deux fois la même photographie), que par la technicité de cette pratique, ainsi que les matériaux qui la composent : verre & argent pur.

Le rendu est un savant mélange entre l’expérience du photographe et l’aspect aléatoire des chimies liquides.

On parle souvent d’ « Alchimie » lorsque l’on vit l’expérience du collodion humide.


Présentation vidéo du laboratoire mobile sur triporteur